Zoo de Bâle 2018

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Messagepar Philippe » Jeudi 15 Mars 2018 11:36

Les bébés atèles : de drôles de petits acrobates

S’ils n’ont pas quitté leur mère d’une semelle pendant leurs premiers mois, les bébés atèles sautent désormais dans tous les sens !

Il faut attendre plusieurs mois avant que les bébés atèles ne commencent à découvrir leur environnement. Mais lorsqu’ils s’y mettent, ils créent véritablement de l’animation dans le groupe.
Orgullo (9 mois) et Orozco (6 mois) s’adonnent actuellement à des jeux de poursuites, auxquels participent également volontiers leurs deux demi-frères, Nestor et Norbert, d’un an leurs aînés. Mais le leader du peloton est Kasik (4 ans). Ensemble, ils essaient avant tout d’entraîner leur père Ferdinand (25 ans) dans leur course. Ces jeux sont particulièrement spectaculaires chez les atèles car ce sont des trapézistes de génie. Avec leurs mains sans pouce et leur queue préhensile qui leur sert de cinquième bras, ils se balancent de branche en branche tels des acrobates.

Mâles ou femelles ? Difficile de les différencier !

Les jeunes singes sont encore dépendants de leur mère, bien qu’ils se déplacent déjà de manière très autonome et qu’ils mangent des aliments solides. Néanmoins, les petits atèles ont un certain nombre de choses à apprendre, notamment en ce qui concerne les relations avec les autres membres de la famille. Lovés contre le sein de leur maman, les petits singes viennent trouver refuge après une bagarre ou se reposer à la suite de leurs poursuites endiablées. Les deux jeunes atèles auront bien deux ans quand ils commenceront à être plus ou moins indépendants de leur mère. Et ce n’est qu’à partir de là qu’elle-même mettra au monde son prochain bébé.

Onze atèles vivent actuellement au zoo de Bâle : quatre mâles, cinq femelles et les deux petits. Il n’est toutefois pas évident de différencier les deux sexes. Le clitoris des femelles étant allongé, les visiteurs les confondent souvent avec les mâles.

Acrobates des forêts vierges


Les diverses espèces et sous-espèces d’atèles vivent dans les forêts tropicales d’Amérique centrale. Les groupes comptant jusqu’à 40 individus sont défendus par les mâles territoriaux et naviguent dans les étages supérieurs des arbres géants de la forêt tropicale. Se balançant de branche en branche, ces trapézistes se déplacent sur une véritable route boisée, capables de faire des sauts de près de dix mètres pour passer d’une cime à l’autre. Ils maîtrisent parfaitement ce mode de déplacement acrobatique. Il faut dire qu’ils ont des bras nettement plus longs que leurs jambes.
De même, les pouces, à peine visibles à première vue et qui pourraient constituer un obstacle lorsque les atèles doivent lâcher prise, ne sont que de petits moignons. Ils se servent de leurs quatre doigts comme d’un large crochet: un pouce serait donc plus gênant qu’autre chose. Et dans les cas où un pouce pourrait bien être utile, par exemple pour manger des fruits ou de jeunes feuilles, ils s’aident tout simplement de leurs pieds. Pour manger, ils s’accrochent souvent à une branche avec leur queue préhensile afin de garder les pieds et les mains libres. Ils apprennent ainsi à récolter des fruits et fleurs sucrées en position suspendue, tête en bas.

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Messagepar Philippe » Vendredi 18 Mai 2018 19:21

Au tour des cigognes « d’inaugurer » l’espace des éléphants

Un an après l’ouverture officielle de l’espace « Tembea », les cigognes ont elles aussi investi les lieux. De premiers oisillons ont en effet vu le jour dans les nids qu’elles ont construits sur les nichoirs conçus spécifiquement pour elles. Depuis une plateforme panoramique, les visiteurs peuvent observer la vie au cœur des nids.

Dans l’espace « Tembea » ouvert en 2017, le thème du mouvement est central. Ici, tous les habitants ont été choisis précisément parce que leurs caractéristiques faisaient écho d’une manière ou d’une autre à cette thématique. Cigognes et autres oiseaux migrateurs ne pouvaient donc bien entendu pas manquer à l’appel. La plateforme d’observation installée devant la porte d’accès offre une vue spectaculaire dans les nids des cigognes. Celles-ci les ont construits dans les aires aménagées spécialement à cet effet dans les hauteurs de l’enclos extérieur des éléphants.

Cette année, les cinq aires sont occupées, dont trois par les mêmes couples que l’année dernière. Les oiseaux ont désormais également investi les deux aires situées à quelques mètres de la plateforme d’observation, d’où les oisillons sont bien visibles. L’an passé, un couple s’y était installé «à l’essai», sans s’accoupler. Cette année, un autre couple y a élu domicile et s’est d’emblée reproduit.
Le premier œuf a éclos le 25 avril 2018. On dénombre actuellement 11 oisillons au total dans les cinq aires. Certains d’entre eux n’ont pas plus de quelques jours et leur survie dépendra de la météo. Car l’humidité et le froid soumettent les jeunes cigognes à un risque accru de pneumonie.

Dans les semaines à venir, les visiteurs pourront observer comment les parents nourrissent leur progéniture. Tandis que l’une des cigognes du couple donne la nourriture aux petits, l’autre fait le guet ou protège le nid du soleil ou de la pluie. Dès que les oisillons auront atteint l’âge de huit semaines, le soigneur les baguera. Les cigogneaux devraient a priori s’essayer au vol vers la fin juin, avant de mettre le cap vers le Sud dès la mi-août, avant même le départ de leurs parents.

La plateforme d’observation offre une vue exceptionnelle sur l’enclos extérieur des éléphants et dans les nids des cigognes, que l’on aperçoit sans cela que de très bas. Les nombreuses cigognes volant librement et couvant chaque année au zoo de Bâle permettent de thématiser la migration des oiseaux. Sur la plateforme, les visiteurs peuvent consulter des informations sur la vie des cigognes tout au long de l’année, sur leurs voies migratoires et sur la réintroduction réussie de la cigogne en Suisse. Une longue-vue permet de lire les numéros de bague des cigognes. Les panneaux étiquetés par le soigneur donnent des informations sur les occupants actuels des nids.

Les autres animaux indigènes n’ont du reste pas été oubliés: à l’intérieur et autour du pavillon, des douzaines de zones de nidification et d’hivernage pour chauves-souris et quelque 50 possibilités de nidification ont été aménagées pour les oiseaux indigènes. En général, il faut attendre un certain temps avant que les nichoirs soient acceptés par les oiseaux.

Voler pour la recherche

L’espace « Tembea » n’est pas le seul endroit du zoo de Bâle où l’on peut apercevoir des cigognes. À l’heure actuelle, entre 60 et 70 cigognes occupent 28 nids répartis dans tout le zoo. L’une d’entre elles a acquis une certaine notoriété au-delà même des frontières du pays. Il s’agit de «Lenny», qui porte un émetteur dans le cadre du projet SOS Cigogne de Cigogne Suisse. Comme plusieurs autres cigognes du Zoo de Bâle avant elle, Lenny vole avec un émetteur satellite fixé sur son dos tel un minuscule « sac à dos ». Cet émetteur permet de suivre le voyage depuis Bâle vers le Sud, et inversement, des cigognes équipées. Sur sa page Facebook « Cigogne Zoo de Bâle », le zoo parle des cigognes et fait le récit de leurs longs périples.

La société « Cigogne Suisse » souhaite analyser la modification du comportement migratoire à l’aide de ces balises GPS par satellite. De nombreuses cigognes ne se rendent plus en Afrique occidentale pour hiverner mais mettent déjà fin à leur trajet migratoire en Espagne. Elles y trouvent pendant tout l’hiver de quoi se nourrir, dans les rizières mais aussi et surtout dans les décharges. Hélas, le risque de blessure ou d’empoisonnement est élevé. Mais cela devrait changer à très court terme. Grâce aux directives de l’UE, la présence de déchets organiques dans les décharges devrait sensiblement diminuer au cours des prochaines années. À l’avenir, les restes de repas seront ainsi par exemple compostés ou brûlés. Impossible de savoir avec précision les répercussions que cela entraînera sur le comportement migratoire des cigognes.

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Messagepar abel » Vendredi 18 Mai 2018 19:28

Merci Philippe pour le partage !
Même si l'installation en elle-même ne paraît pas extra, c'est une très bonne idée d'y intégrer des lieux de vie pour la faune locale (en fait ça devrait être logique). Très bonne idée aussi de faire une place à cette biodiversité dans la pédagogie de la zone.
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Messagepar Philippe » Vendredi 24 Août 2018 8:34

Un cadeau nuptial qui a porté ses fruits: cinq jeunes guêpiers carmin au zoo de Bâle

Cinq jeunes guêpiers carmin évoluent dans la volière du Zoo de Bâle. Ils ont quitté le nid entre le 19 juillet et le 4 août 2018. La jeune troupe se présente désormais au public à travers le pavillon Etosha. Ces jeunes oiseaux sont reconnaissables grâce à leur bec encore court et leur plumage pâle.

Cela faisait un moment que l’on s’attendait à l’arrivée de la nouvelle génération des guêpiers carmin. Au mois de mai dernier, un soigneur avait observé la remise d’un cadeau nuptial : l’un des membres de ce petit clan de neuf individus avait offert à un autre un insecte qu’il venait d’attraper. C’est avec de tels cadeaux que les guêpiers mâles courtisent les femelles. Si l’oiselle accepte le cadeau, elle dit également «oui» aux projets d’union de son partenaire.

L’élevage des oisillons dissimulé dans une cavité

Un peu plus tard, les jeunes époux ont emménagé dans leur nid et, vers la fin juin, les premiers gazouillis de la nichée se sont fait entendre. Par d’interminables allers et retours, les parents ont ramené au nid de quoi nourrir leurs petits. C’est que les oisillons avaient un fameux appétit. Mais personne ne sait exactement ce qui s’est passé à l’intérieur de la paroi d’argile. Tout ce que l’on sait, c’est que la ponte, la couvaison et l’élevage ont duré en tout 50 jours environ. On ignore encore le moment exact de l’éclosion, car il n’est pas possible de regarder dans le nid des guêpiers carmin.

Les parents guêpiers ont creusé eux-mêmes leur nid en forme de cavité, à l’aide de leurs becs légèrement courbés et longs de cinq centimètres environ. À l’état sauvage, un couple de guêpiers carmin creuse à chaque fois deux à trois galeries de nidification, de préférence dans les berges abruptes et sablonneuses de cours d’eau. En Afrique, les colonies de nidification peuvent atteindre plusieurs milliers de ces galeries, lorsqu’elles ont trouvé l’emplacement idéal. Une fois les galeries achevées, leurs constructeurs examinent très soigneusement leurs qualités microclimatiques. Pour nicher et élever leurs petits, les guêpiers carmin préfèrent une température d’environ 25 °C et un taux d’humidité avoisinant 65 pour cent. Seule la galerie se rapprochant le plus de ces conditions idéales sera choisie.

Un chasseur élégant

Pour l’alimentation des guêpiers carmin, les soigneurs s’efforcent d’être au plus près de ce que la nature leur offrirait en liberté. Plusieurs fois par jour, ils jettent en l’air des sauterelles ou des termites provenant de l’élevage du zoo, que les guêpiers carmin attrapent avec élégance en plein vol.

Les guêpiers carmin appartiennent au genre des guêpiers et vivent dans le sud du continent africain. On les rencontre le plus souvent le long des berges de cours d’eau. Le genre et le nom de famille de cet oiseau désignent d’une part la couleur de son plumage et d’autre part, son appétit pour les guêpes. Comme peu d’oiseaux, ils se sont spécialisés dans la chasse aux animaux venimeux. Ils attrapent leurs proies en plein vol, grâce à leur long bec. Ensuite, ils se perchent sur une branche contre laquelle ils frappent l’insecte jusqu’à ce que son dard empoisonné reste planté dans le bois.

Seuls quelques rares zoos sont parvenus à élever ces oiseaux au plumage brillamment coloré. Le zoo de Bâle abrite un petit groupe de quatre mâles, cinq femelles et cinq oisillons.

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Messagepar Philippe » Lundi 01 Octobre 2018 17:11

Le retour du poisson vache à longues cornes

Une espèce insolite fait son retour au Zoo de Bâle. Pour la première fois depuis presque 20 ans, les visiteurs pourront de nouveau admirer un poisson vache à longues cornes (Lactoria cornuta). Ce poisson toxique, de couleur jaune-vert, reconnaissable à ses excroissances en forme de cornes sur la tête, provient des récifs coralliens du bassin indopacifique.

Le poisson vache à longues cornes est visible dans l’aquarium 22, consacré au thème des «espèces toxiques».
Pour la première fois depuis 1999, les visiteurs pourront contempler dans le vivarium ce poisson à la forme étrange et sans doute peu pratique. Ses excroissances, qui semblent être un obstacle pour nager, s’avèrent relativement utiles pour manœuvrer entre les récifs. Avec des mouvements ondulatoires des nageoires anales et dorsales, ce poisson nage très vite vers l’avant quand la situation l’exige. Avec sa nageoire pectorale et sa nageoire caudale, le poisson vache à longues cornes, dont la forme rappelle aussi celle d’un petit coffre, s’oriente de manière précise à travers les récifs et peut même tourner sur place.

Un penchant pour l’extravagance

Parmi tous les poissons, le poisson vache à longues cornes est une vraie curiosité. Son corps n’est pas souple, mais se compose d’une structure osseuse solide. Seuls la bouche, les yeux, les nageoires et l’anus ne sont pas protégés par cette carapace. Même parmi les poissons-coffres, le poisson vache à longues cornes, avec ses excroissances en forme de cornes sur le front, fait figure d’espèce extravagante. Sa respiration se distingue aussi de celle des autres poissons: ses opercules, soudées à la carapace, sont immobiles. Par conséquent, le poisson vache à longues cornes produit le mouvement de l’eau avec le plancher de sa cavité orale flexible.

Sa bouche compte dix dents en haut et dix dents en bas formant des plaques dentées. Le poisson vache à longues cornes peut ainsi couper de petits bouts de corail durs comme s’il s’agissait de biscottes. Le spécimen actuellement visible au Zoo de Bâle, d’une taille d’environ 10 centimètres, n’est pas un hôte facile pour l’aquarium. Lui aussi grignote volontiers les bouts de corail; fort heureusement, ces derniers repoussent plus vite qu’il ne les mange. Les soigneurs doivent aussi s’assurer que le petit poisson vache à longues cornes ne se retrouve jamais en situation de stress. Sinon, il risquerait de sécréter un poison qui pourrait s’avérer dangereux pour ses congénères.

Les poissons-coffres mâles ont leur territoire

Les poissons vaches se retrouvent au niveau de rochers pour la parade nuptiale. Ils paradent et fraient au crépuscule, sur un point de leur territoire se situant en hauteur. Les femelles et les mâles remontent ensuite à la surface et répandent les œufs et le sperme. Les œufs sont alors emportés par le courant et, à partir de ce moment, la progéniture est livrée à elle-même. Au bout de quelques jours, les larves éclosent et flottent au gré des courants marins. Les larves possèdent des appendices pointus qui les aident à flotter. Comme les poissons adultes, les jeunes poissons se positionnent à proximité des fonds marins pour vivre. On ignore combien de temps les larves et les jeunes poissons dérivent dans le courant. On suppose qu’ils prolongent cette phase au cours de laquelle ils sont portés jusqu’à ce qu’ils trouvent un lieu de vie adapté. Une chose est certaine: sur les milliers de jeunes poissons, seuls quelques-uns survivent; tous les autres servent de nourriture aux autres espèces marines.

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Messagepar Philippe » Mercredi 10 Octobre 2018 17:15

Un nouvel enclos pour les mouflons

L’enclos des mouflons du Zoo de Bâle a été amélioré. Et cela semble leur plaire. La preuve en a été donnée lorsque la nouvelle partie de l’enclos a dû être refermée après une première visite afin de fixer une protection autour d’un arbre : toute la troupe attendait devant le portail, impatiente de retrouver son nouvel espace.

Rois de l’escalade

Excellents grimpeurs, les mouflons peuvent vivre jusqu’à 4;000 mètres d’altitude. Leurs sabots à bords durs sont faits pour évoluer sur la pierre et sur la roche. Ils leur permettent d’escalader et de sauter facilement le long des parois rocheuses. Au Zoo de Bâle, ces ovins sauvages sont à leur aise sur le sol de marne et de roche de l’ancien enclos. À titre d’essai, la nouvelle annexe comportera également un sol plus mou, comme il en existe dans leur environnement naturel de collines et de forêts.

Un enclos en deux parties

Le mâle, ou bélier, se reconnaît à ses cornes recourbées en forme d’escargot. Durant la période de rut, les rivaux se livrent de violents combats marqués par le bruit de leurs cornes s’entrechoquant. Le Zoo de Bâle accueille des mouflons depuis plus de 100 ans. La nouvelle annexe permettra pour la première fois de tenir les animaux à part lors du nettoyage de l’enclos. C’est un point particulièrement important durant la période de rut, où les mâles peuvent se montrer agressifs vis-à-vis des soigneurs. Autrement dit, les nouveaux équipements ne représentent pas seulement un enrichissement pour les mouflons, ils facilitent également les soins. Sans oublier la multitude d’occupations nouvelles pour les animaux.

Les femelles conduisent le troupeau

Chez les mouflons, l’automne est la période de reproduction. C’est au printemps que les petits voient le jour. Cela correspond à la période où il y a suffisamment de nourriture pour la mère et les petits dans la nature. Si les mâles sont plutôt silencieux, les femelles bêlent comme des brebis pour appeler leurs petits. En période de rut, les mâles s’affrontent. Le bruit de leurs cornes qui s’entrechoquent peut s’entendre à plusieurs kilomètres dans la nature. Les mouflons femelles n’ont pas de cornes ou presque. La harde est menée par une femelle âgée.

L’enclos du zoo de Bâle regroupe actuellement deux jeunes mâles et sept femelles.

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Re: Zoo de Bâle 2018

Messagepar Philippe » Mercredi 28 Novembre 2018 20:46

Damans du Cap : l'harmonie après la zizanie

Au début du mois de septembre 2018, le daman du Cap mâle s’est retrouvé en charmante compagnie grâce à l’arrivée de deux femelles venues du zoo de Kerkrade (Pays-Bas). Aujourd’hui harmonieuse, la relation qui unit le trio a pourtant connu des débuts houleux.

Le daman du Cap mâle (1 an) est arrivé au zoo de Bâle dès mai 2018, en provenance du zoo Wilhelma de Stuttgart. Il avait vocation à devenir le nouveau partenaire de la femelle bâloise, plus âgée. C’était sans compter sur le caractère bien trempé de cette dernière qui repoussa les avances du jeune mâle, lequel finit par prendre ses distances et se faire discret.
L’âge venant et les premières poussées hormonales arrivées, il montra à nouveau de l'intérêt pour la femelle et se mit à la suivre avec précaution. Une attitude qui ne fut pas du goût de celle-ci: malheureusement, avant que les querelleurs puissent être séparés, la femelle se blessa lors d’une altercation et dut être euthanasiée.
Habituer des animaux les uns aux autres représente un défi de taille. Il est d’autant plus complexe chez les espèces qui sont particulièrement difficiles dans le choix de leur partenaire ou dont les capacités physiques compliquent l’intervention des soigneurs. Les bondissants damans du Cap font partie de ces candidats délicats.

Une rencontre amicale


Le mâle s’est entendu d’emblée avec les deux nouvelles femelles (toutes deux âgées de deux ans). Pendant la période d’apprivoisement, le trio a commencé par faire connaissance en restant protégé par une séparation. Les deux femelles se sont progressivement rapprochées tandis que le mâle cherchait lui aussi régulièrement leur contact. Après avoir épié en vain des signes d’animosité, les soigneurs ont décidé de réunir les animaux.
Les deux femelles ont commencé par inspecter l’enclos aménagé dans le pavillon Etoscha. À cette occasion, elles ont fait la connaissance des républicains sociaux, des xerini, d’un calao à bec rouge et des inséparables à joues noires (une espèce de perroquet de petite taille). Enfin, le mâle a pu se joindre à elles. Les nouvelles résidentes n’ont pas pris ombrage de sa présence à leurs côtés. Il ne reste maintenant plus qu'à attendre en espérant qu’à terme, le mâle deviendra un peu plus qu’un simple bon ami.

Dans la nature, l’aire de répartition des damans du Cap couvre le sud de l’Afrique. L’habitat de ces herbivores est constitué de grottes et de rochers. Ils vivent en grandes colonies, dont le noyau est composé d’un mâle dominant, de femelles aptes à la reproduction et de leur progéniture. Les damans du Cap ne sont pas encore menacés à l’état sauvage.

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Re: Zoo de Bâle 2018

Messagepar Philippe » Mercredi 05 Décembre 2018 22:53

Naissance d'un titi roux

Le dernier-né de la famille des titis roux du zoo de Bâle fait déjà preuve d’une grande agilité et s’élance courageusement de liane en liane. Plutôt rares dans les zoos, ces petits singes font partie d’un Programme européen d’élevage (PEE). Le zoo de Bâle soutient un projet de protection et de recherche dédié aux titis au Pérou.

Vendredi 5 octobre 2018, un petit titi roux a vu le jour au zoo de Bâle. Il s’agit probablement d’un mâle, à qui on a donné le nom de Payaso. Chez les titis roux, mâles et femelles sont difficiles à différencier. Les parents de Payaso sont Chica (9 ans) et Gunther (13 ans). Très dynamique, Payaso ose d’ores et déjà s’éloigner de sa mère. Il se pend vaillamment seul aux lianes, mais au moindre signal d’alarme, il court immédiatement se réfugier dans les bras de papa et maman.

Ensemble, c’est mieux

Payaso est élevé par ses deux parents. Chez les titis roux, la coutume veut que les plus grands frères et sœurs aident leurs parents dans cette tâche. Mais Marañon (3 ans), la sœur aînée, se tient plutôt à l’écart, rejoignant toutefois la famille pour dormir. À l’état sauvage aussi, la progéniture des titis roux reste longtemps au sein du cercle familial et participe à l’éducation des nouveau-nés. Les jeunes titis roux ne quittent le groupe qu’à partir du moment où celui-ci devient trop grand. Payaso est le neuvième enfant de Gunther et Chica.

Vivant en couples monogames dans l’ouest du bassin amazonien, les titis roux et leurs enfants peuplent les étages les plus bas de la forêt tropicale. Ils aiment se tenir côte à côte en entremêlant leurs longues queues touffues et se distinguent par leurs chants matinaux qu’ils entonnent en duo. Les titis roux investissent de petits territoires de quelques kilomètres carrés et se nourrissent essentiellement de fruits et de feuilles.

Le zoo de Bâle soutient le projet de protection

Depuis 2012, le Zoo de Bâle soutient le projet «Proyecto Mono Tocon» en faveur de la recherche et de la préservation des titis au Pérou. Il a pour objectif d’acquérir un statut de protection officiel pour de précieux territoires. La diversité des espèces et la densité des espèces de singes y sont recensées et les habitants sensibilisés à la protection des animaux. Très engagé en faveur de l’éducation à l’environnement, «Proyecto Mono Tocon» développe des supports didactiques et travaille en coopération avec d’autres organisations dédiées à cette cause.

Seuls 25 zoos en Europe accueillent aujourd’hui 98 titis roux.

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Re: Zoo de Bâle 2018

Messagepar Therabu » Jeudi 06 Décembre 2018 9:52

La population captive de ce petit singe a augmenté assez rapidement depuis les débuts à Romagne. Quelqu'un serait en capacité d'évoquer l'état génétique de cette population qui repose, il me semble sur un nombre limité de fondateurs ?
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