Pont-Scorff. Le zoo reprend du poil de la bête !

Pont-Scorff. Le zoo reprend du poil de la bête !

Messagepar nico » Vendredi 01 Mars 2019 17:10

Fini, le marasme au zoo de Pont-Scorff. Après la crise et la reprise par l’Albigeois Sauveur Ferrara en décembre 2017, le zoo scorvipontain reprend du poil de la bête ! Deux antilopes nyalas et cinq phoques ont débarqué en février. D’autres animaux vont suivre. « La belle endormie est en train de se réveiller. Un cap est fixé à cinq ans », insiste Laurence Colas, la directrice. Entretien.

Le zoo de Pont-Scorff a connu une période de fortes turbulences en 2017, avant sa reprise par un nouveau propriétaire. Plus d’un an après, où en est le parc animalier ?
« Après un été mitigé, consécutif à une baisse de fréquentation générale du tourisme dans le Morbihan, on a travaillé sur un projet de développement organisé, en lien avec l’équipe, les partenaires et nos plus proches collaborateurs, le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale Sauvegarde 56 et Le Chalet, l’Établissement et service d’aide par le travail de Guidel. Suite à une analyse fine, un diagnostic pointu a été posé et un cap fixé à cinq ans. C’est ce qui manquait depuis des années. Il fallait arrêter les anciennes recettes et proposer des axes d’amélioration et un plan d’espèces ».

Concrètement, que contient ce projet de développement ?
« Il répond aux quatre missions fondamentales des parcs zoologiques modernes qui ont été définies, en 1993, par l’Association européenne des zoos et aquariums, à laquelle nous adhérons, et l’Union internationale pour la conservation de la nature. Répondre à ces missions est une obligation légale. Les quatre missions sont les suivantes : la conservation des espèces menacées d’extinction, la pédagogie et la sensibilisation du public, la recherche scientifique et le divertissement ».

Comment cette stratégie est-elle perçue au sein de l’équipe ?
« Tout le monde a adhéré à ce projet qui n’est pas figé dans le marbre. Toutes les semaines, il y a des discussions, des chantiers participatifs. Sans compter le briefing chaque matin et le bilan chaque soir. L’ambiance est apaisée et le projet fédérateur. Une vraie dynamique s’est opérée. Rome ne s’est pas faite en un jour ! On a certes réduit la voilure (le zoo compte 17 salariés, contre 36 avant la reprise, NDLR). On est à flux tendu. Il n’y a pas de temps mort mais tout le monde y met du sien. L’Association des amis du zoo a pris en charge la boutique et les Journées soigneurs ».

Y a-t-il un axe privilégié ?
« Il y aura forcément une remise à flot qualitative progressive à tous les niveaux dans un cadre avec un potentiel de développement, avant d’envisager tout projet d’extension. On se donne le temps de la réflexion. La priorité est portée à la sécurité du public, des personnels et des animaux. Des travaux sont notamment nécessaires pour l’amélioration de l’accueil des visiteurs ».

À quels changements doivent s’attendre les visiteurs ?
« Le zoo est désormais ouvert toute l’année, sauf à Noël et au Premier de l’An. L’hiver, on applique un tarif réduit. Par moins 4° C, les girafes n’ont pas forcément envie de sortir ! Ce choix nous conforte : les chiffres sont bons. On enregistre la meilleure fréquentation depuis 2009. Le 13 février, 1 800 personnes sont venues, contre 500 à la même date en 2016. C’est un bon galop d’essai. Sur le site, on a défini quatre zones biogéographiques : l’Afrique, l’Asie sur le modèle du Livre de la jungle, l’Amérique du sud et les milieux côtiers. De là découle le plan d’espèces avec un focus pédagogique important, une spécificité fondamentale du zoo de Pont-Scorff qui cherche à capitaliser sur le rapport entre l’homme et l’animal. On veut offrir de l’authenticité, de la bienveillance, du respect, de la découverte et du plaisir ».

Des espèces arrivent, d’autres partent…
« Il faut revenir aux fondamentaux. L’objectif est de renouveler la collection et de former des couples. Notre collection est vieillissante. Elle n’a pas été renouvelée depuis des années… À l’image de notre ours à lunettes de 31 ans, le plus âgé en captivité au monde ! J’insiste sur le fait que tous ces animaux sont nés en captivité. Aucun n’est prélevé dans la nature. On lutte contre le trafic des animaux. Il s’agit d’échanges, de dépôts… C’est une grosse logistique, avec un suivi très pointu. En parallèle, on travaille à la réintroduction d’espèces dans la nature : nos cinq cigognes sont, par exemple, susceptibles de retrouver la liberté. Le zoo est revenu, il est bien présent. Nous n’avons jamais fait venir autant d’animaux en si peu de temps. Ça arrive en rafales ! Ça crée de l’émulation. La belle endormie est en train de se réveiller ».
D’autres espèces sont attendues : une femelle zèbre le 21 ou 22 février, un lycaon femelle le 17 mars ou encore des dholes (chiens sauvages d’Asie), en remplacement de la louve qui doit quitter le parc ce lundi 18 février.


Source : https://www.letelegramme.fr/morbihan/lo ... Ls3v80zhkY
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